Dernières critiques

 

Marguerite (Xavier Giannoli)

note: 4Diva malgré tout Laurence - 12 avril 2016

Quand la passion pour un art l'emporte sur le talent, on est fasciné par ce personnage marginal et le tourbillon de folie dans lequel elle emmène ceux qui l'entourent. Une actrice au jeu nuancé, une interprétation magistrale unanimement saluée, à juste titre, par la critique.

Les nouveaux sauvages (Damian Szifron)

note: 4Une claque ! Laurence - 12 avril 2016

Attention violent, mais tellement près de situations extrêmes du quotidien qui dérapent, on passe du rire à l'effroi en une seconde !!!

Fair game (Doug Liman)

note: 3Haletant! Léonore - 8 avril 2016

Un thriller politique haletant, qui nous raconte le dilemme d'une femme déchirée entre sa famille, son pays et son employeur : la CIA.
Naomi Watts, blonde faussement fragile porte tout le film sur ses épaules.

Remèdes littéraires (Ella Berthoud)

note: 4La littérature comme médicament Maël - 26 mars 2016

Agoraphobie, crise de la quarantaine,  jambe cassée, hoquet ou chagrin d’amour, soyez rassuré ! Vous trouverez dans ce livre Le roman qui vous soignera et remplacera avantageusement toute votre armoire à pharmacie.
Grâce à ces Remèdes littéraires, vous pourrez traiter les pathologies suivantes : abandon, alcoolisme, calvitie, mal de dos, hémorroïdes, hypertension, insomnie, jalousie, maternité, obésité, rhume des foins, solitude, vieillissement… Et bien d’autres encore !
Ce dictionnaire offre une promenade étonnante dans l’histoire de la littérature mondiale. A feuilleter pour les conseils, l'humour et à consommez sans modération .

Le Bouquin de l'humour (Jean-Loup CHIFLET)

note: 5Une anthologie pour rire Maël - 26 mars 2016

Un florilège réjouissant de mots d'esprit et drôleries en tout genre. L'humour érigé en art de vivre, tout y passe ! Conçu de manière thématique, ce volume témoigne que rien ne résiste au plaisir d'en rire, pas plus l'âge, les moeurs, la famille, l'amour ou la gastronomie que la maladie ou même la mort. « Marx est mort. Dieu est mort. Et moi-même je ne me sens pas très bien », ironise ainsi, en parodiant Mark Twain, Woody Allen, qui occupe une place de choix dans cette anthologie.
Une grande variété de styles et de genres, du roman au théâtre, du poème à la saillie et au simple calembour. Autant de domaines ou se sont exprimés la verve satirique, le sens de la dérision, le goût et le sens de l'absurde d'un Jules Renard, d'un Raymond Devos ou d'un Boris Vian, auteurs que Jean-Loup Chiflet présente comme ses « compagnons d'armes à l'humour désarmant ».

Casablanca (Michael Curtiz)

note: 5Un classique dont on ne se lasse pas! Maël - 26 mars 2016

A Casablanca, pendant la Seconde Guerre mondiale, le night-club le plus couru de la ville est tenu par Rick Blaine, un américain en exil. Mais l'établissement sert également de refuge à ceux qui voudraient se procurer les papiers nécessaires pour quitter le pays.

Un classique du cinéma américain, interprétés par d'excellents acteurs( Humphrey Bogart et Ingrid Bergman). L'ambiance du film est pesante, bien travaillée, le suspens et les retournements de situation sont omniprésents! Un très bon film!

Kingsman (Matthew Vaughn)

note: 5Haletant et jubilatoire ! Maël - 26 mars 2016

KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entraînement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé.

Kingsman est un cocktail détonnant d'humour décalé, d'action (parfois bien violent) servi par un super casting et avec un Samuel L. Jackson en méchant vraiment hors du commun. Haletant et jubilatoire !

Le seigneur des anneaux n° 2
Les deux tours (Peter Jackson)

note: 4Le seigneur des anneaux Lucas - 4 mars 2016

J'ai adoré la bataille de la fin!!!

Mortelle Adèle n° 3
C'est pas ma faute ! (Miss Prickly)

note: 4Splendide Adèle Lucas - 4 mars 2016

Ce livre est très rigolo et plein d'humour. J'ai apprécié l'histoire de cette fille d'un caractère assez surprenant.

La vie des autres (Florian HENCKEL VON DONNERSMARCK)

note: 5Magistral et pudique... Maël - 29 décembre 2015

Berlin, 1984. Le Ministre est-allemand de la Culture a des vues sur une célèbre actrice, qui est déjà en couple avec un dramaturge à succès, Dreyman. Le haut dignitaire ordonne à un officier de la Stasi d'espionner Dreyman afin de le confondre et de provoquer sa perte.
Un film, particulièrement subtil, qui montre habilement le fonctionnement du système est-allemand d'espionnage, de surveillance qui plongeait la population dans une paralysie et une angoisse permanente.
La terreur, insidieuse, s'installe progressivement dans la vie des protagonistes, jusqu'au dénouement final renversant et d'une grande pudeur.
Après le 25ème anniversaire du chute du Mur de Berlin, ce film est à voir ou à revoir pour appréhender ce système politique, encore pas si lointain. L'interprétation authentique d'Ulrich Mühe (aujourd'hui disparu) rend cette fiction tragique et les nombreux prix décernés ne sont que mérités, tant cet film hante encore pendant longtemps les spectateurs.

Magasin général n° 1
Marie (Régis Loisel)

note: 5Un village au Canada. Un classique!!! Maël - 29 décembre 2015

Cette série est un vrai coup de cœur qui dure depuis des années ! Chaque tome est un grand moment de retrouvailles avec les héros de la petite ville de Notre Dame des lacs, une petite bourgade au fin fond du Québec. On y a suit les aventures de ce drôle de petit village d'irréductibles québécois, aussi attachants les uns que les autres. Ostie de câlisse ! Ca sent délicieusement bon le sucre d'érable, le froid des hivers rigoureux, et on s'amuse au rythme des expressions de nos voisins.
L'ultime tome arrive...non sans avec un petit pincement au cœur. On n'a pas envie les quitter !

Dimanche (Nicole Czechowski)

note: 4Ce que dimanche nous fait Maël - 29 décembre 2015

Tout est dit dans le titre et pourtant, ce seul jour de la semaine évoque à lui seul l'intime le plus absolu en chacun de nous. On l'adore,ou pas. Des réflexions pertinentes sur une société et le rythme auquel elle avance, le temps qui passe (nostalgie, nostalgie) et ce qu'on en fait, avec fatalement le cercle familial qui se retrouve et ce que ça implique...
Un jour qui ne ressemblera jamais aux autres, et au-delà du repos, c'est bien la notion d'attente qui est évoquée ici.
« Parler du dimanche c’est réfléchir à la durée, au rythme des choses, au souvenir des dimanches passés où le temps coulait lentement avec ses rituels dominicaux, la messe, le déjeuner familial, bien ou mal vécus. On parlerait aujourd’hui du brunch, du jogging, en passant par le musée, le ciné et, au centre du dispositif, la télé pour tous : les solitaires, les vieux, les enfants et les familles confrontées, ce jour là, à elles-mêmes. Le dimanche, la chair est à vif, les contrastes s’accentuent. La lumière qui éclaire ce jour n’est pas tamisée, elle est crue. En cela, le septième jour agit comme un révélateur de notre vie. »

Je voudrais tant que tu te souviennes (Dominique MAINARD)

note: 4Ecorché(e)s ordinaires Maël - 29 décembre 2015

Le titre emprunté à Prévert annonce une atmosphère mélancolique, mais qu'on ne s'y trompe pas, car ici histoires d'amour et amitié se côtoient. Au-delà des beaux sentiments, les écorché(e)s sont ici présenté(e)s avec douceur et pudeur, et l'écriture poétique sort les protagonistes de leurs destins ordinaires. Deux jeunes filles d'univers bien différents, entre lesquelles une relation forte va néanmoins exister...
« Elle se souvient de l’instant de lucidité que les mots de la jeune fille ont ouvert en elle comme une brèche. Et s’il vous voyait ? Comme elle s’est sentie misérable alors, trahie par Julide, mais surtout par son visage et ses mains pâles et fripés, par sa chevelure qui s’obstine à pousser blanche sous la teinture, par ce qui est au-dehors d’elle et n’est pas vert et jeune comme ce qui a germé à l’intérieur depuis l’arrivée de l’homme. »

The lunchbox (Ritesh Batra)

note: 4Le cinéma indien... sans Boolywood Maël - 29 décembre 2015

Ila, une jeune femme délaissée par son mari, se met en quatre pour tenter de le reconquérir en lui préparant un savoureux déjeuner. Elle confie ensuite sa lunchbox au gigantesque service de livraison qui dessert toutes les entreprises de Bombay. Le soir, Ila attend de son mari des compliments qui ne viennent pas...
Ce film est une bonne surprise, il est à la fois, touchant, amusant, émouvant. L'idée est originale et les interprètes sont talentueux. A découvrir !

Dallas buyers club (Jean-Marc Vallée)

note: 5Un combat Maël - 29 décembre 2015

Dans les années 1980, le virus du Sida apparaît et les traitements sont limités. Il ne laisse que quelques mois de vie à ceux qui le contractent. Devant l'impuissance médicale régnante, Ron Woodroof essaie des traitements alternatifs et développe un réseau de distribution clandestin au sein de la communauté séropositive.
Une histoire vraie passionnante, dans un contexte difficile mais poignant. Mention spéciale aux acteurs qui sont époustouflants! A voir !

Dico Atlas de la Grande Guerre (Pierre Royer)

note: 5Pour tout savoir sur la grande guerre Maël - 29 décembre 2015

En 85 pages (top chrono !), voilà une synthèse complète sur le conflit. Au sein d'un production éditoriale  très abondante sur le sujet depuis quelques mois,ce livre se démarque par l'apport de graphiques, de schémas, de cartes, de frises chronologiques, tous clairs et précis.
On apprendra autant en géopolitique, stratégie, organisation militaire, développement industriel, que sur l'équipement des poilus, la vie des femmes et des enfants à l'arrière, le génocide arménien ou "l'effort de guerre".
Belin, éditeur spécialisé en scolaire et parascolaire, et l'auteur, agrégé d'Histoire, nous offrent un documentaire très pédagogique et accessible.
Petite et Grande Histoire s'entremêlent dans ce livre efficace et dynamique qui pourra plaire même aux plus réfractaires.
Bref, gros coup de cœur pour ce documentaire !

L'architecture du bonheur (Alain de Botton)

note: 4Comment l'architecture agit sur notre bien-être! Maël - 29 décembre 2015

Le philosophe nous invite à réfléchir sur l'influence de notre environnement sur notre bien-être. Agrémenté de moult références, cet essai met en parallèle l'architecture et son impact sur notre bonheur. Loin d'être élitiste, l'ouvrage propose de nombreuses illustrations qui rendent le propos parlant, et une large rétrospective de l'architecture au fil des ans . Au-delà du débat esthétique, c'est une réflexion sur sur les matières, les formes et ce qu'elles provoquent en chacun de nous, ainsi que l'équilibre qu'elle peut nous apporter au quotidien.
« Qualifier de "belle" une œuvre architecturale ou de design, c'est reconnaître en elle une expression de valeurs essentielles à notre épanouissement, une incarnation de nos idéaux personnels dans un support matériel. »
A la médiathèque, vous pourrez lire « Les consolations de la philosphie » du même auteur,

Poésie de papier (Isabelle Guiot-Hullot)

note: 4Créer avec du papier Maël - 29 décembre 2015

Du papier, du fil de kraft armé et de l'imagination pour sculpter le papier et donner naissance à une œuvre poétique. Un univers tendre et délicat à découvrir, pour tenter de reproduire une figurine jusqu'à créer une scénette.
La technique simple est expliquée pas à pas, il suffit ensuite d'écouter son inspiration et voir partout la beauté du quotidien...

Les enfants-rats (Françoise Jay d'Albon)

note: 4Rester humain Maël - 29 décembre 2015

Du fait d'une grande misère sociale, beaucoup d'enfants sont abandonnés et trouvent refuge dans les égouts. Ils se réunissent en clans sous le commandement d'un chef. Leur vie se résume à voler et se battre pour trouver de la nourriture et fuir la police.
Sauf pour deux d'entre eux : Irielle,17 ans, et Iode, un petit garçon de 5 ans.
Un roman réaliste avec des personnages principaux pleins de tendresse et d'humanité.

Un secret (Philippe Grimbert)

note: 4Secret de famille Maël - 29 décembre 2015

Philippe, fils unique de deux parents sportifs très amoureux, est persuadé qu'il a toujours eu un frère aîné en tout point meilleur que lui. Sa vie est paisible mais pourtant il sent bien que les adultes lui cache la vérité. Jusqu'au jour où il va découvrir la lourde et complexe histoire familiale.
Une histoire tragique qui le ramène à la Seconde Guerre mondiale.
Un livre captivant sur la culpabilité et le mensonge qui, pour certains, est un des seuls moyens pour ne pas sombrer.

Le tueur n° 1
Long feu (Luc JACAMON)

note: 5Dans l'esprit du tueur à gages Maël - 29 décembre 2015

Comme son nom l'indique, la série a pour personnage principal un tueur à gages, qui se contente de faire son boulot efficacement, sans demander son reste, et sans se poser plus de questions qu'il n'en faut !
Sans mauvais jeu de mots, cette bande dessinée est une tuerie. La particularité de cette histoire est qu'il y a peu de dialogue, on y suit le monologue du héros sur ses réflexions, le monde et l'humanité. Mais ici, pas d’apitoiement ou de regret, juste un tueur à gages solitaire, froid, méthodique et consciencieux dont le cynisme est pleinement assumé. Terrible !

Guadalquivir (Stéphane Servant)

note: 3Pour une grand-mère Maël - 29 décembre 2015

Frédéric fait maintenant partie de la meute, une bande de skinheads qui sévit dans le quartier. La rage de Frédéric a de quoi s'exprimer. Mais lorsqu'il apprend que sa grand-mère, Pepita, s'est enfuie de l'hôpital pour revoir une dernière fois sa terre natale, Frédéric la rejoint.
Stéphane Servant signe un roman à la fois tendre et violent. Violent, parce qu’il est question de maladie, de vengeance, de racisme, de mort et de souffrance. Tendre, car il est aussi question d’amour, de liberté, d’entraide et d’acceptation. Un roman intéressant qui donne à réfléchir.

Ecrivains et artistes face à la Grande Guerre (Claude Pommereau)

note: 4Les modernes dans la guerre Maël - 24 décembre 2015

Écrivains, peintres, musiciens, photographes, cinéastes, la guerre est aux antipodes de leur univers quotidien. Pourtant embarqués dans ce conflit, qu'ils soient patriotes ou pacifistes, volontaires ou embusqués, eux seuls ont su raconter ou peindre le vrai drame des combattants.
Au travers d'articles synthétiques, les auteurs retracent chronologiquement l'actualité des acteurs culturels majeurs de cette période marquante, ou comment la culture tente d'exister envers et contre tout, et le pouvoir qu'elle a toujours dans des situations de crise.
1er août 1914 L'exempté Cocteau s'engage !  
Décembre 1914 Guillaume Appolinaire endosse l'uniforme à Nice  
Janvier 1915 Fernand Léger sur le front « J'aurai toujours le goût du sang tiède... »  
Décembre 1916 Barbusse, lauréat du prix Goncourt pour Le Feu  
Juin 1917 Vallotton ira tout de même au front  
« Me voici les nerfs tendus, les muscles bandés, prêt à bondir dans la réalité. J'ai bravé la torpille, le canon, les mines, le feu, les gaz, les mitrailleuses, toute la machinerie anonyme, démoniaque, systématique, aveugle. Je vais braver l'homme. Mon semblable. Un singe. Oeil pour œil, dent pour dent. A nous deux maintenant. A coups de poing, à coups de couteau. Sans merci. Je saute sur mon antagoniste. Je lui porte un coup terrible. La tête est presque décollée. J'ai tué le Boche. J'étais plus vif et rapide que lui. Plus direct. J'ai frappé le premier. »  Blaise Cendrars, 1918.

La double vie d'Anna Song (Minh TRAN HUY)

note: 4Mensonges et vérités Maël - 24 décembre 2015

Pianiste prodige et recluse, Anna Song voit sa renommée redoubler après sa mort grâce à des enregistrements inédits que Paul, son mari, livre au public. Encensée par les critiques du monde entier, la musicienne est alors suspectée de ne pas être l'auteur de ces interprétations. Seul Paul détient la clef de l'affaire : imposture désespérée, escroquerie géniale ou déclaration d'un homme à son unique amour ? Cette tragédie, inspirée d'une histoire vraie, est un roman sur la quête des origines, l'engrenage médiatique et la passion absolue.
L'auteur nous mène en bateau pour notre plus grand plaisir, on reste étourdi par ce tourbillon musical de folie d'aimer !
Extrait : « Aux yeux d'Anna, mieux valait un mensonge qui vous apporte la paix qu'une vérité qui vous détruit. »  

Le dernier été du siècle (Fabio Geda)

note: 5Récit historique lumineux Maël - 24 décembre 2015

Simone, né en 1938, reste hanté par le souvenir du petit garçon juif traqué qu'il était dans l'Italie fasciste. Aujourd'hui retiré dans un village du Piémont, il mène une existence solitaire. Son petit-fils, Zeno, un adolescent rêveur, vient passer avec lui le dernier été du XXème siècle...
Ce roman est magnifique, passionnant et touchant. Ce livre est sans pareil : il évoque la rencontre de deux générations, chacune à l'épreuve de sa propre solitude, que le temps va rapprocher au fil d'une relation émouvante qui se joue au-delà des mots.
"Un de ces livres où l'on retrouve quelque-chose de nos vies, quelque chose qui nous touche d'emblée".

Le liseur du 6h27 (Jean-Paul Didierlaurent)

note: 5Faire vivre les livres Maël - 24 décembre 2015

On en a beaucoup parlé de ce livre...à juste titre !
Guylain, 36 ans, est technicien dans une usine spécialisée en pilon (destruction de livres invendus). La journée, il participe à cette grande organisation de destruction de mots et au petit matin, il leur redonne vie en lisant à haute voix dans sa rame de RER quelques pages ayant échappées de la grande fossoyeuse... Entre un contremaître tyrannique, son poisson rouge surnommé Rouget de Lisle (!), un collègue alexandrinophile (qui en parle qu'en alexandrin) et ses fans Monique et Josette, la vie s'écoule doucement pour Guylain jusqu'à ce que notre lecteur découvre dans le RER une clé USB oubliée...
Un 1er roman enthousiasmant, des personnages haut en couleur, des situations cocasses et une douce utopie qui fait du bien ! Pour les lecteurs en quête de légèreté !

Les vieux fourneaux n° 1
Ceux qui restent (Paul Cauuet)

note: 5Les vieux fourneaux ne rouillent pas Maël - 24 décembre 2015

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, sont des amis d'enfance, qui à la suite du décès de la femme de l'un d'eux, se lancent dans un road-movie rocambolesque vers la Toscane.
Wilfried Lupano signe une comédie sociale où l'on suit trois amis d'enfance, mais ne vous attendez pas à des vieux pépères ! Ce sont des teignes aux caractères bien trempés ! L'histoire est un régal et les dialogues sont percutants et drôles. Vivement le tome 2 !

Le temps des Mitaines n° 1
Le temps des mitaines (Anne Montel)

note: 5Polar en douceur. Maël - 24 décembre 2015

Arthur vient d’emménager dans une nouvelle ville. Nouvelle vie, nouvelle école. Il rencontre alors de nouveaux amis mais une menace plane sur la cité : des enfants disparaissent mystérieusement.
Voilà une histoire où l'on n'a pas le temps de s'ennuyer, le scénario est solide, on est devant une vraie histoire policière sur fond de conte de fées, où les enfants possèdent des pouvoirs. Les dialogues sont plein d'humour sans oublier un suspense omniprésent qui monte crescendo. A dévorer !

Du vent dans mes mollets (Carine Tardieu)

note: 5Secouez vos couettes les filles! Maël - 24 décembre 2015

Dans la France de 1981, Rachel, 9 ans, angoissée par la rentrée scolaire et couvée par ses parents (Denis Podalydès et Agnès Jaoui) est suivie par une psychologue (Isabella Rossellini).
Un jour, elle rencontre Valérie, son opposé : délurée, fantasque, élevée seule par sa mère (Isabelle Carré) . Une belle amitié va unir les deux petites filles qui font les 400 coups devant leurs parents en pleine tourmente.
Un film tendre sur l'enfance, dynamisé par des réparties cocasses, avec des acteurs jeunes et confirmés qui sont tous impressionnants de sincérité et de naturel.
On en ressort un peu chamboulé et nostalgique...
Pour ceux qui ont aimé cet univers, on ne saurait trop vous conseiller de regarder Camille redouble.
« J’ai remarqué que quand on est triste ou qu’il y a une mauvaise nouvelle, la vie autour ne change pas. Comme le jour où mamie est morte, j’étais dehors, et il y avait du vent, et quand on m’a dit que mamie était morte, il a quand même continué à y avoir du vent dans mes mollets....  »

Small (Pef)

note: 5Le bonheur est simple! Maël - 24 décembre 2015

L'histoire d'un petit bonhomme modeste, sa vie au fil des petits riens, des bonheurs, des malheurs, des plaisirs, rencontres, découvertes... Bref la vie, simple mais soulignée dans ce petit livre par le regard sensible d'un grand auteur-illustrateur, entre-autres du célèbre « Prince de Motordu  » (dans un registre différent), même si ici aussi les jeux de mots sont présents à chaque page pour notre plus grand plaisir.
Quand l'humilité est au service de la poésie, on obtient une pause touchante à lire et relire sans modération à tous âges, pour réfléchir au sens de la vie et savoir être heureux avec ce qu'on a : essentiel !

L' homme qui savait la langue des serpents (Andrus Kivirähk)

note: 4Mélange des genres Maël - 24 décembre 2015

Leemet est le dernier Estonien à vivre selon les coutumes païennes. Le dernier à vivre dans la forêt, faisant plier les animaux grâce à sa connaissance de la langue des serpents. Les autres ont renoncé aux forêts et à leurs anciennes croyances pour adopter le mode de vie rural, basé sur l'agriculture des chevaliers allemands.
Voilà un drôle de roman, curieux et stupéfiant, qui joue sur différents registres tels que le fantastique, l'humour, la tragédie. Il pourrait s'apparenter à un conte voire une fable où se dissimule de très nombreux parallèles avec les sociétés actuelles. On est pris dans un récit surprenant et captivant !

Eux sur la photo (Hélène GESTERN)

note: 4Travail de mémoire et secrets de famille Maël - 24 décembre 2015

Hélène passe une annonce pour retrouver qui est l'homme sur la photo à côté de sa mère, morte lorsqu'elle avait trois ans. Stéphane va répondre à cette bouteille à la mer puisqu'il reconnaît son père. Commence alors une correspondance pour élucider le secret de familles.
A la manière d'une enquête, plus que le résultat c'est bien la réflexion sur l'acceptation de celui-ci et le travail de mémoire qui est ici intéressant. Une écriture fluide qui en fait une lecture agréable.
« Aujourd’hui, lorsque je pense à eux deux, je mesure la force de leur lien, ce lien qui nous a conduits l’un vers l’autre à trente-sept ans de distance, à partir d’une improbable coupure de journal. (…)Oui, c’étaient eux sur la photo, qui nous parlaient, nous appelaient… Je les contemple jusqu’au vertige et je crois les entendre nous dire qu’il faut vivre maintenant, saisir la chance qu’ils ont laissée échapper.

Je te nous aime (Albane Gellé)

note: 5Si simple, si juste, si doux? Maël - 24 décembre 2015

Une histoire d'amour universelle qui se décline tour à tour au masculin et au féminin, par petites touches il se pourrait bien que vous aussi vous soyez touchés droit au cœur !
« il
se croit obligé de toujours sauver
le monde, menace sa fatigue si
elle l’empêche d’être un héros »
« elle
avec lui regarde écoute en même
temps la pluie tomber.
Leurs mélancolies ne s’empêchent pas. »

L'éxécution (Robert Badinter)

note: 4Badinter, l'avocat Maël - 24 décembre 2015

Avant d'être le Ministre qui fit voter l'abolition de la peine de mort en 1981, Robert Badinter mena une longue carrière d'avocat l'amenant à défendre des accusés, qui pour certains, auront été punis de la peine capitale.C'est l'histoire de l'un d'entre eux qui nous est relatée ici par la voix de Charles Berling : le cas Bontems, en 1972.
Un document très riche dont les portes d'entrée sont multiples : certains s'intéresseront au travail d'avocat et son éthique, d'autres seront captivés par le fait divers et son déroulement judiciaire tandis que d'autres encore découvriront une autre facette de Robert Badinter, notamment à travers les discours de son mentor, véritable guide dans son parcours professionnel.
Le tout porté par la voix sublime de Charles Berling dont le talent ne rend que plus réel et proche ce récit dont les faits remontent à plus de 40 ans.
Ce texte sans jugement, ni morale amène à se poser des questions tout simplement. A chacun de trouver ses propres réponses.

Passe-Passe (Dawid)

note: 4Quand il n' y a pas de mots Maël - 24 décembre 2015

Une fillette passe la journée avec sa grand-mère. Cette dernière semble inanimée jusqu'à ce qu'un papillon blanc se pose sur sa tête...
Passe-Passe est une bande dessinée muette qui parle de la disparition d'un être cher. Mais ici pas de larmes, ni d'angoisse : tout se passe dans la continuité et le sourire des deux personnages. Une bande dessinée toute en finesse.

Fais péter les basses, Bruno ! (Baru)

note: 5Un polar barré! Maël - 24 décembre 2015

Autour du braquage d’un fourgon blindé, une confrontation sur fond d'immigration autour de deux générations de gangster. Prenez un jeune footballeur africain sans papier, ajoutez des délinquants de banlieue et des papys gangsters et vous aurez un pur cocktail explosif qui est mené tambour battant.
Baru nous offre une excellente BD entre règlement de compte et répliques cinglantes sans oublier l'humour. A consommer sans modération !

No impact man (Colin Beavan)

note: 4Sans impact écologique à New-York? Yes or No? Maël - 24 décembre 2015

Colin Beavan, journaliste, décide de vivre pendant un an, en réduisant au maximum son empreinte sur l'environnement. Pour ajouter un peu de croquant à son aventure, doit-on préciser qu'il vit en famille à New-York, ville des buildings, climatiseurs et autres nuisibles écologiques ?
Voici un témoignage drôle, pas du tout moralisateur, très instructif grâce à des petits vignettes d'informations factuelles et qui propose une réelle réflexion sur notre société de consommation (transports, nourriture, loisirs, vêtements). Au-delà de l'aspect environnemental, c'est finalement une autre philosophie de vie qui est avancée par ce journaliste.
A méditer !

La Campagne de France (Jean-Claude Lalumière)

note: 4Hilarant Maël - 24 décembre 2015

Au départ un voyage culturel pour retraités qui tourne bien vite au fiasco, les imprévus s'enchaînent et ne se suivent pas, les deux organisateurs tentant par tous les moyens de sauver leur petite entreprise mais l'épopée tourne vite au désastre pour notre plus grand plaisir. En effet la farce est hilarante tant par les réparties que par les situations improbables, encore que...
Une lecture très amusante à défaut d'être dépaysante, l'aventure est garantie !
Extrait : «  à supposer qu'il existât un saint patron des coiffeurs, il avait de toute évidence renoncé à se pencher sur sa destinée......il était inutile de s'acharner sur cette femme dont les manœuvres pour lutter contre les outrages du temps relevaient pour le moins du pathétique. De près, Chantal Hernandez ressemblait à un mur grossièrement rafistolé à l'enduit. L'artifice imposait une distance d'environ deux mètres. Ainsi la couche épaisse de mélange de poudre et de crème, dont la prétendue efficacité s'expliquait essentiellement par la combinaison d'un éclairage de salle de bains déficient et d'une mauvaise vue, devenait acceptable. Par ailleurs, cette distance prévenait l'envie de gratter ce plâtrage avec un canif, dont Alexandre était saisi chaque fois  »

C'est tous les jours comme ça (Pierre AUTIN-GRENIER)

note: 5Preuve que le désespoir peut-être marrant ! Maël - 24 décembre 2015

Un texte court à l'humour ravageur, l'auteur est réputé pour son style hors-pair, mêlant le burlesque délirant et l'ironie douce-amère. Anthelme Bonnard est un résigné tenté par la résistance, un homme banal mais libre.
On retrouve la gouaille populaire de ses romans précédents (Toute une vie bien ratée , L'Eternité est inutile ), tous habités de bons vivants mais avec toujours en filigrane une grande finesse d'esprit. Un univers à découvrir absolument et pour sourire malgré la disparition récente de cet auteur talentueux.
Extrait : « « Il est des jours si mal tournés que même descendre dans la rue élever une barricade au pied de mon immeuble paraît insurmontable.
Quand même après m’être rafraîchi et habillé de saison je me suis pris par la main et suis sorti. Si l’on ne bouscule pas un peu ses habitudes, arrivé à mon âge, on se retrouve vite sur la touche et bientôt bon à rien d’autre qu’attraper le premier corbillard qui passe pour s’en aller faire blanchir sous terre sa carcasse. »  

Omar (Hany Abu-Assad)

note: 5Surprenant Maël - 24 décembre 2015

Dernier film du réalisateur palestinien Hany Abu Assad.
 Omar est un savant mélange entre un triangle amoureux sur fond de conflit israélo-palestinien et un thriller haletant. Les comédiens sont excellents...Grosse surprise !

Ma boutique de mots (Benoît Teillet)

note: 4Au hasard des enseignes Maël - 24 décembre 2015

Un ouvrage original, né des déambulations d'un photographe, Benoît Teillet, passionné d'architecture. Un formidable catalogue de photos d'enseignes délicieusement rétro, drôles, farfelues, inattendues. Edouard Launet complète ces clichés par des dialogues savoureux entre un père et sa fille.
Un livre à feuilleter qui met également à l'honneur les petits commerces et qui donne l'envie de porter un regard nouveau sur la rue et la ville. Une curiosité à prolonger en consultant le blog :  http://maboutiquedemots.com/.

La tête en friche (Marie-Sabine Roger)

note: 4Les livres aèrent le ciboulot Maël - 24 décembre 2015

Une belle amitié entre un homme un peu simple d'esprit, Germain, et une vieille femme femme érudite, Margueritte. Beaucoup de poésie, un style simple mais des mots toujours justes qui touchent, qui attendrissent, qui font rire.
Une lecture douceur, tellement plaisante qu'on fait tout pour en retarder la fin.
« Il ne faut pas aimer les livres en égoïste. Pas plus les livres qu'autre chose, en fait. Nous ne sommes sur terre que pour être des passeurs, voyez-vous...Apprendre à partager ses jouets, voilà, probablement la leçon la plus importante à retenir, dans la vie ».

Laissez-moi (Marcelle SAUVAGEOT)

note: 4Continuer à la vivre Maël - 24 décembre 2015

Une jeune femme qui se bat contre la maladie, de retour au sanatorium dont elle ne reviendra peut-être pas, ouvre une lettre que vient de lui remettre son amant. Lettre de rupture, ou plutôt de congé. A quoi elle répond ici au nom de cette Vie qu'elle risque de n'avoir plus longtemps à vivre, mais qu'elle persiste à vouloir exempte de toute tiédeur, de tout compromis, avec courage et dignité.
Un cri, un hymne à la vie, à la liberté, un livre bouleversant, si fort qu'il nous marque longtemps. Sans pathos, la puissance des ces écrits intimes résonnent au plus profond de soi, au plus près de la vérité de l'existence.
« Vous êtes parti, mais je me retrouve et je suis moins seule que ces jours passés où je vous cherchais. Je me suis revenue, et avec moi, je vais lutter pour continuer. »

C'est qui Catherine Deneuve ? (Dominique Resch)

note: 5Enseigner ici Maël - 24 décembre 2015

Le quotidien d'un prof en lycée professionnel dans les quartiers nord de Marseille. Ici pas de clichés, mais de la répartie et des émotions véritables.
Il raconte avec beaucoup d'humour et d'auto-dérision comment il a choisi d'enseigner ici plutôt qu'ailleurs et avec quel passion il croît en ce qu'il fait, son bonheur de transmettre la saveur des mots (un intéressant inventaire des expressions actuelles).
Le titre provient d'une des anecdotes où il emmène les jeunes en visite au Festival de Cannes, truculent !
Extrait : « La vie trépidante que l'on mène en lycée pro est sans commune mesure avec la vie que l'on mène ailleurs, dans tous les autres types d'établissements scolaires. Cela pour plusieurs raisons... La principale étant probablement que les enseignants, mis à rude épreuve par un public parfois imprévisible, ont une franche tendance à se serrer les coudes à l'intérieur du peloton. Et c'est bon de boire un coup ensemble. Au rendez-vous des cyclistes, histoire de remettre les choses à plat après avoir passé les cols difficiles, on parle, on se raconte. Après chaque coup dur, avant de reprendre la course folle, on cause et on s'expose. (...) Un lycée pro, c'est un délicieux mélange des genres. Le paradis de la mixité. »

Le loup de Wall Street (Martin Scorsese)

note: 5Di Caprio au sommet Maël - 24 décembre 2015

Voilà le dernier film de Martin Scorsese, qui raconte l'histoire vraie de Jordan Belfort courtier en bourse dans les années 80. C'est trois heures d’excès en tout genre. Leonardo Di Caprio y est excellent. Film interdit aux moins de 12 ans.

Come prima (Alfred)

note: 4Frères ennemis Maël - 24 décembre 2015

Come prima  raconte l'histoire de deux frères qui se retrouvent après une dispute. Ils se lancent dans un road-movie vers l'Italie pour enterrer leur père.
Une formidable bande-dessinée où les illustrations rendent à merveille les différentes phases du récit.
Une histoire simple et touchante à découvrir.

Robe de marié (Pierre Lemaître)

note: 4Angoisse et folie Maël - 24 décembre 2015

Sophie, la trentaine, sombre doucement dans la folie...Cela a commencé innocemment : des clés perdues, une voiture garée à un autre endroit, etc...Cela s'est aggravé jusqu'à ce que des proches soient retrouvés assassinés...et si c'était elle l'auteur de ces crimes ?
Un polar hautement efficace, une tension maximale pour une chute dont vous vous souviendrez longtemps.
Pierre Lemaître, Prix Goncourt 2013, maîtrise parfaitement son sujet et joue brillamment avec nos nerfs. Incontournable !

Berlin (Isabel Kreitz)

note: 4Un guide en BD Maël - 24 décembre 2015

L'alliance de 2 éditeurs Casterman, spécialisé en BD, et de Lonely Planet est plus que réussie pour cette collection novatrice, nommée "Itinéraires", et qui renouvelle le genre.
Cela donne un guide de voyage / documentaire assez inclassable...
Pas d'informations pratiques (vous ne trouverez ni les adresses des hôtels, ni les horaires de transports) mais des propositions d'itinéraires par quartiers pour découvrir les différentes facettes de Berlin, avec de nombreuses anecdotes ou focus par la journaliste Cécile Calla.
Pas de photos non plus, mais des dessins d'Isabelle Kreitz, illustratrice reconnue d'Outre-Rhin, pour s'imprégner de l'atmosphère et surtout de la vie berlinoise, autant dans son quotidien que dans son histoire.
Un ouvrage à lire avant, pendant et plusieurs fois après pour (re) découvrir de manière atypique cette capitale.

Le Magasin des Suicides (Jean TEULE)

note: 4Ratez votre mort! Maël - 24 décembre 2015

Imaginez une ville ou la joie n'existe-plus une ville où les gens voient la vie en noir. Imaginez que dans cette petite ville se trouve un magasin nommé le « magasin des suicides ». Imaginez aussi que ce magasin appartient à la famille Tuvache , une famille qui depuis des générations a rayé le bonheur de leur vie . Jusqu'au jour où la famille eut un nouvel enfant, Allan. Allan avait un problème : c’était un enfant qui était heureux qui souriait, ce qui n'était jamais arrivé dans la famille...
Jean Teulé arrive à utiliser le morbide et le sinistre pour nous faire pleurer non pas de tristesse mais de rire.

Sweet sixteen (Annelise Heurtier)

note: 4Au coeur de la déségrégation Maël - 24 décembre 2015

En 1957, les États-Unis veulent mettre en place une déségrégation. Pour y arriver, ils lancent des réformes telles qu'ouvrir les portes du lycée de l’Arkansas aux adolescents noirs. L'histoire de ces jeunes sera raconté par Molly, une jeune noire en classe de seconde et Grace,une fille blanche dans la classe de Molly.
Annelise Heurtier nous fait vivre ce passage de l'histoire de l'Amérique comme si on n'y était.

Les arbres voyagent la nuit (Aude Le Corff)

note: 5Sous le regard du Petit Prince Maël - 24 décembre 2015

Le récit émouvant d'une rencontre entre une petite fille qui souffre de l'absence de sa mère et un voisin, professeur de français à la retraite. La lecture va les réunir et les entraîner dans un road-movie où la complicité aura raison de la solitude, du renoncement. Un message d'espoir sans mièvrerie mais avec de la tendresse, et en prime le regard attendri du Petit Prince de Saint-Exupéry qui plâne au-dessus d'eux. Un premier roman agréable, aux personnages attachants.

Cligne-musette (David Dumortier)

note: 5Pour tous les âges Maël - 24 décembre 2015

Le titre évoque un jeu d'enfant dans lequel l'un d'entre eux cherche les autres qui se sont cachés, et c'est précisément ce que l'auteur nous propose de faire avec beaucoup de malice au travers de ces mots bien choisis!
Fée
On lui dit : fais ! Et elle le fait.
C'est aussi simple que ça avec elle.
Clin d'oeil
Une seconde d'amour
perdue trop vite dans la foule.

Publié par Cheyne éditeur, dans la collection Poèmes pour grandir, c'est un éveil à la création poétique contemporaine pour tous les publics tant les images sont parlantes et néanmoins subtiles.

Au ventre du monde (Gilles Barraqué)

note: 5Roman d'initiation Maël - 24 décembre 2015

Au ventre du monde est un livre initiatique sur une jeune fille qui deviendra un garçon pour perpétuer la tradition de pêcheur dans sa famille.
On se laisse prendre dans ce récit qui se passe dans un temps ancien sur une île du pacifique. Dépaysement garanti.

Rêves en noir (Jo Witek)

note: 4Prix Alterre Ados 2014 Maël - 24 décembre 2015

Livre captivant sur une jeune aveugle qui veut vivre comme tout le monde. L'histoire mêle l'amitié, le suspense, le thriller avec une touche de fantastique. Jo Witek a passé du temps à l'Institut national des jeunes aveugles de Paris. Ce livre a reçu le prix alTerre ado 2014.

Le cha-cha-cha des thons (Les Matous)

note: 5Pétillant Maël - 24 décembre 2015

7 drôles de compères œuvrent au sein du groupe Les Matous pour faire revivre joyeusement quelques extraits de la chanson française des années 50 (Bourvil, Bobby Lapointe...).
Illustrées par la graphisme dynamique et tout aussi drôle de Lætitia Le Saux, ces chansons font rapidement danser les pieds, « les notes » et « les sourires » !
Mentions spéciales à « Aragon et Castille  », « A bicyclette  » et au « Cha-cha-cha des thons  » bien sûr ! Testées, chantées et....bafouillées maintes fois 

Une enquête de la Police des Rennes n° 1
Le dernier lapon (Olivier Truc)

note: 4Sous la neige et les traces des rennes Maël - 24 décembre 2015

En Laponie, un tambour rare et emblématique de la culture lapone disparaît. Deux jours plus tard, c'est un éleveur de rennes qui est retrouvé mort, les oreilles atrocement mutilées et dispersées. Nina et Klemet, membres de la police des rennes (!), se lancent dans cette enquête qui se déroule juste au sortir de la nuit polaire, entre apparitions encore brèves du soleil et aurores boréales.
A travers rebondissements et personnages aussi rudes que le climat, l'auteur nous amène habilement à réfléchir sur ces civilisations autochtones, qui luttent pour s'intégrer tout en préservant leur culture et leurs modes de vie, face aux pressions de la société et celles de grands groupes financiers.
Un 1er roman efficace jusqu'à l'apothéose...Tout simplement sublime.
*Salon dédié au polar qui se déroule à Lyon...prochaine édition du 4 au 6 avril 2014

La vie d'une autre (Frédérique DEGHELT)

note: 4Bilan Maël - 24 décembre 2015

(adapté au cinéma par Sylvie Testud avec Juliette Binoche et Matthieu Kassovitz.)ou le réveil brutal d'une femme amnésique qui doit redécouvrir sa vie et faire le bilan. Forcément cela fait réfléchir !

19 secondes (Pierre CHARRAS)

note: 4Crescendo Maël - 24 décembre 2015

Un texte court où s’entremêlent les destins des uns et des autres pour terminer comme un coup de poing …Un fil rouge pourtant suit en filigrane le décompte.Difficile de raconter ce texte dont la puissance va crescendo au fil des pages !
En hommage au talent de cet auteur discret qui vient de nous quitter.

Redshirts (John Scalzi)

note: 4Star-trek en négatif Maël - 24 décembre 2015

Redshirts est un roman science-fiction, une sorte de parodie de Star Trek. Mais ici pas de capitaine Kirk ou de monsieur Spok. Il n'y a que des sous-fifres qui finissent souvent par se faire tuer.
Voilà un bon livre divertissant et même pour ceux qui n'aiment pas la SF.

Gravity (Alfonso Cuaron)

note: 4Le silence de l'espace Maël - 24 décembre 2015

Pour ce film, Alfonso Cuaron a déployé les dernières technologies du numérique, pour raconter une mission spatiale qui tourne mal. Jusque là rien d'extraordinaire, mais c'est sans compter les effets spéciaux qui nous captivent avec ces images de la Terre. Mais qui peuvent aussi nous angoisser par l'immensité de l'espace et la non-propagation du son. Le suspens y est omniprésent. Excellent film.

Tirez sur le caviste (Chantal Pelletier)

note: 4De forts tanins Maël - 24 décembre 2015

"Le céleri rémoulade était dégueulasse et ma femme était vraiment trop mauvaise cuisinière, je n'en pouvais plus, j'ai tiré."  Dès l'incipit, le ton est donné (ainsi que le style !).
Dans la Bourgogne macônnaise, un vigneron fin gourmet, cruel, violent se retrouve donc veuf et seul avec ses désirs de bons repas. Le hasard met sur sa route une jeune marginale qui se délecte de céléri rémoulade. La rencontre était inévitable...
Un roman très court, sombre, très noir, un peu cru quelques fois. C'est dérangeant, immoral et surprenant.
Pour les amateurs d'humour noir et de gastronomie !

Couleur de peau (Laurent Boileau)

note: 4Autobiographie animée Maël - 24 décembre 2015

Jung réalise au cinéma l'adaptation de son roman graphique « Couleur de peau : miel  ».
Récit autobiographique, ce film d'animation hybride mêle dessins, images d'archives, et documentaire pour évoquer l'enfance de l'auteur, orphelin coréen adopté par une famille belge. Le résultat est étonnant, sensible et pose de nombreuses questions : identité, filiation, fratrie, culture, exil, éducation. Une histoire singulière pour évoquer la destinée d'un des 200 000 enfants adoptés depuis la fin de la Guerre de Corée.

Chorographie d'un territoire littéraire (Ghjislain Botto)

note: 5Carte des littératures de Rhône-Alpes Maël - 24 décembre 2015

Pour les 20 ans de l'association Lettres frontière, le collectif Ethno-Graphic (Thonon-les-Bains) est allé à la rencontre d’auteurs, éditeurs, critiques, bibliothécaires, libraires et lecteurs, en région Rhône-Alpes et en Suisse romande. Se tisse ainsi un dialogue autour de la littérature, du livre, de l’écriture et de la lecture.
Les artistes ont ainsi porté leurs regards entre les mots, entre les livres, entre les personnes et les territoires. Ils ont interrogé l’entre-deux, le vide laissé par l’auteur dans lequel la part du lecteur émerge.
Petit mais costaud, (10x15cm pour 493 pages), au-delà du livre d'artiste, c'est bien un hommage au travail mené par Lettres frontière et ses fidèles acteurs depuis tant d'années, mais aussi à la lecture et l'écriture en générale.
A découvrir absolument, pour tous les curieux qui aiment glaner de pages en pages...sans modération !

En mer (Toine Heijmans)

note: 5Tempêtueux Maël - 24 décembre 2015

Un père part pour une traversée en mer avec sa fille de 7 ans. Une nuit, elle disparaît. Le suspens nous tient d'un bout à l'autre du roman, la tourmente psychologique va de concert avec celle des éléments, on passe pas tous les états, mais on est bien ici dans un roman et pas un thriller. Le climat est angoissant, mais les faits crédibles, et la fin surprenante. On ressort ébouriffé de ce huis-clos singulier.
Un premier roman néerlandais couronné par le Prix Médicis étranger 2013.

Histoire de squelettes (Jean-Baptiste de Panafieu)

note: 4Surprenants squelettes Maël - 24 décembre 2015

Voilà un documentaire ludique, où l'on découvre les animaux et les hommes grâce à leurs squelettes. Ce point que tout les vertébrés ont en commun, est ici bien documenté et agrémenté de devinettes sympathiques.

Les épilepsies (Nathalie Tordjman)

note: 4pour parler de la maladie Maël - 24 décembre 2015

Quoi de plus difficile d'aborder la maladie avec les enfants ? Voici une collection qui traite des maladies que les enfants peuvent rencontrer que ce soit chez eux avec les épilepsies ou leurs proches comme Alzheimer. Tous les aspects sont abordés avec simplicité.

Alzheimer (Jean-François Dartigues)

note: 4Pour parler de la maladie Maël - 24 décembre 2015

Quoi de plus difficile d'aborder la maladie avec les enfants ? Voici une collection qui traite des maladies que les enfants peuvent rencontrer que ce soit chez eux avec les épilepsies ou leurs proches comme Alzheimer. Tous les aspects sont abordés avec simplicité.

Patients (Grand corps malade)

note: 4Témoignage Maël - 24 décembre 2015

Un témoignage sans pathos de celui qui a popularisé le slam en France.

Un après-midi, des copains, une piscine, un plongeon... Fabien Meursaud, 20 ans, se réveille à l'hôpital enfermé dans ce grand corps, qui ne répond plus.

Avec un humour noir qui n'est pas sans rappeler le style de Jean-Louis Fournier (Où on va Papa ?), Grand Corps Malade raconte son quotidien, ses rencontres entre hôpital et centre de rééducation.

Peut-on rire de tout ? Oui, en tout cas d'après les copains paraplégiques de Grand Corps Malade (pages 63 et 105)...

Photos à transformer (Cécile Gabriel)

note: 4Collez, réinventez Maël - 24 décembre 2015

Un cahier d'activités qui offre une foule d'idées pour détourner et enrichir les photos en apparence les plus banales. Collage, texte, dessin, gommette, tissus : toutes les rencontres sont possibles avec la photo !
Une façon créative de réfléchir à l'image et au monde quotidien qui nous entoure.

Hier, je t'ai... (Mies Van Hout)

note: 4Douceur du noir Maël - 24 décembre 2015

Un album tendre sur la naissance, l'éducation, la parentalité. Les illustrations réalisées avec des pastels sur fond noir donnent une puissance toute particulière aux couleurs de cet oisillon, qui naît, grandit et s'envole grâce à ses parents. Émouvant.

Neige (Maxence FERMINE)

note: 4La fragilité de la neige Maël - 24 décembre 2015

Le premier roman de cet auteur désormais reconnu, est presque un conte tant il nous transporte avec délicatesse au Japon vers la passion, celle de la poésie mais aussi les rencontres ou la transmission va au-delà de l'enseignement du maître à l'élève pour nous conduire à la méditation grâce à cette ambiance feutrée propice à l'hiver. Simple et beau.

Lali l'orpheline (Thierry Lenain)

note: 4Une collection, autant de coups de coeur Maël - 24 décembre 2015

Entre albums et romans illustrés (noir-blanc et une couleur forte en pleine page), les Editions Oskar proposent chaque année 4 titres qui sont toujours des textes percutants. Ils font réfléchir les jeunes mais aussi les adultes puisque ces livres appellent au dialogue et méritent un accompagnement autour de sujets sensibles tels que la nostalgie (« La petite fille dans la tête de Marie-Aude Murail), la fracture sociale (« Je veux aller à la mer » de Jo Hoestland), prendre ses responsabilités face à l'adoption (« Lali l'orpheline » de Thierry Lenain).
Le plus émouvant, « Le bébé tombé du train ou quand l'amour d'une mère est plus fort que tout » de Jo Hoestland ou le sous-titre évoque la puissance du récit.
Un défi réussi haut la main pour des livres qui parlent « de choses compliquées avec des mots simples  » (Christian Grenier).

La petite fille dans la tête (Marie-Aude Murail)

note: 4Une collection, autant de coups de coeur Maël - 24 décembre 2015

Entre albums et romans illustrés (noir-blanc et une couleur forte en pleine page), les Editions Oskar proposent chaque année 4 titres qui sont toujours des textes percutants. Ils font réfléchir les jeunes mais aussi les adultes puisque ces livres appellent au dialogue et méritent un accompagnement autour de sujets sensibles tels que la nostalgie (« La petite fille dans la tête de Marie-Aude Murail), la fracture sociale (« Je veux aller à la mer » de Jo Hoestland), prendre ses responsabilités face à l'adoption (« Lali l'orpheline » de Thierry Lenain).
Le plus émouvant, « Le bébé tombé du train ou quand l'amour d'une mère est plus fort que tout » de Jo Hoestland ou le sous-titre évoque la puissance du récit.
Un défi réussi haut la main pour des livres qui parlent « de choses compliquées avec des mots simples  » (Christian Grenier).

Je veux aller à la mer (Jo HOESTLAND)

note: 4Une collection, autant de coups de coeur Maël - 24 décembre 2015

Entre albums et romans illustrés (noir-blanc et une couleur forte en pleine page), les Editions Oskar proposent chaque année 4 titres qui sont toujours des textes percutants. Ils font réfléchir les jeunes mais aussi les adultes puisque ces livres appellent au dialogue et méritent un accompagnement autour de sujets sensibles tels que la nostalgie (« La petite fille dans la tête de Marie-Aude Murail), la fracture sociale (« Je veux aller à la mer » de Jo Hoestland), prendre ses responsabilités face à l'adoption (« Lali l'orpheline » de Thierry Lenain).
Le plus émouvant, « Le bébé tombé du train ou quand l'amour d'une mère est plus fort que tout » de Jo Hoestland ou le sous-titre évoque la puissance du récit.
Un défi réussi haut la main pour des livres qui parlent « de choses compliquées avec des mots simples  » (Christian Grenier).

Le bébé tombé du train (Jo Hoestlandt)

note: 4Une collection, autant de coups de coeur Maël - 24 décembre 2015

Entre albums et romans illustrés (noir-blanc et une couleur forte en pleine page), les Editions Oskar proposent chaque année 4 titres qui sont toujours des textes percutants. Ils font réfléchir les jeunes mais aussi les adultes puisque ces livres appellent au dialogue et méritent un accompagnement autour de sujets sensibles tels que la nostalgie (« La petite fille dans la tête de Marie-Aude Murail), la fracture sociale (« Je veux aller à la mer » de Jo Hoestland), prendre ses responsabilités face à l'adoption (« Lali l'orpheline » de Thierry Lenain).
Le plus émouvant, « Le bébé tombé du train ou quand l'amour d'une mère est plus fort que tout » de Jo Hoestland ou le sous-titre évoque la puissance du récit.
Un défi réussi haut la main pour des livres qui parlent « de choses compliquées avec des mots simples  » (Christian Grenier).